Je me suis toujours connu les mains dans la glaise. L’atelier de mon père, sculpteur, était le cœur battant de la maison où, petit garçon je passais le plus clair de mon temps.

 

J’ai vu monter les armatures, naître les formes

J’ai vu gâcher le plâtre qu’on giflait sur la terre et les poupées de filasse dont on tirait des mèches.

J’ai vu apparaître l’épreuve sous le moule qu’on casse.

 

Très tôt m’est venu le goût de la représentation humaine, goût « naturaliste » du corps indépendant des canons sociaux et de la mode. La nudité, source inépuisable de contemplation, irrigue mon travail résolument figuratif.

Dette envers mes modèles, dette envers la beauté dont j’essaie de m’acquitter…

Amoureux des visages et du mouvement, de la dynamique et de la pesanteur, soucieux de la charge intérieure plus que de l’originalité de l’image.

 

J’affectionne la terre, matière simple infiniment recyclable ; une terre très chamottée, qui permet une palette étendue de matières -de la rugosité brute à la délicatesse des modelés- et autorise les doutes et les repentirs.

J’aime aussi le riche bronze dont la noblesse sait respecter l’énergie du premier jet.

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